
Décidément, les annonces des banques centrales européennes et américaines provoquent bien des remous avec des mouvements hautement contradictoires. Celles de la BCE avaient enflammé le CAC 40 avant que celui-ci ne termine en forte baisse. Celles de la FED ont permis au dollar de perdre de sa superbe avec pour conséquence une valorisation de l’Euro qui risque de mettre en péril une croissance européenne pourtant déjà très faible. Le latin est perdu si tant est qu’il existe encore et les opérateurs se bagarrent violemment peinant à définir le camp victorieux. Le support des 4345 points a été revu mais les européens ne peuvent pas pleurer quand les américains rient. En pratique, il s’est dessiné une bougie noire à longue mèche inférieure au milieu de nulle part et qui brouille les pistes.
Aux Etats-Unis, le Dow Jones réussit l’exploit de rendre ce début d’année positif. La potion beaucoup moins amère de la FED qui ne prévoit donc plus que deux hausses de ses taux au lieu de quatre réjouit les acheteurs gourmets. Un Dollar en baisse est une aubaine de ce coté-ci de l’Atlantique dans la mesure où les entreprises exportatrices vont en profiter tout comme les cours du pétrole qui s’envolent. L’irrationalité voire les illusions continuent de régner car les principaux producteurs de pétrole peuvent s’entre-déchirer à tout moment et il est des soufflés qui peuvent retomber à tout moment. Mais peu importe, techniquement les contrats à terme sur le premier trimestre méritaient un petit soutien.
Le CAC 40 va sans doute remettre à lundi le choix d’une tendance et l’échec encore patent sous le gap du 4 janvier nous invite toujours à la prudence d’autant qu’il va falloir tenir compte désormais des tribulations des devises, lesquelles s’étaient bien assagies. Les réactions des acheteurs à l’approche des 4350 points étaient plutôt rassurantes mais il faut rester debout face à des vents contraires déstabilisants, prémices parfois de vraies tempêtes.