Faites travailler 10 000 € à 6 % par an : sans toucher à rien, ils deviennent 17 908 € en dix ans et 57 435 € en trente ans. Cette mécanique s’appelle l’intérêt composé, et c’est le moteur silencieux de tout portefeuille qui grossit. Ce simulateur d’intérêts composés projette votre capital de départ, vos versements mensuels et votre rendement sur la durée choisie — avec le détail année par année, un graphique d’évolution et l’effet de l’inflation en option.
Voir l'évolution année par année
| Année | Versements cumulés | Intérêts cumulés | Capital |
|---|
Comment utiliser le simulateur
- Capital de départ : la somme investie aujourd’hui. Mettez 0 pour partir de zéro.
- Versement mensuel : ce que vous ajoutez chaque mois, investi en fin de mois.
- Rendement annuel : votre hypothèse de rendement moyen, net de frais. Le calcul capitalise chaque mois au taux équivalent : un rendement de 6 % saisi donne exactement 6 % sur l’année.
- Durée : la période de projection, en années.
- Inflation : facultative, elle convertit le capital final en euros d’aujourd’hui pour mesurer le gain de pouvoir d’achat réel.
Pourquoi le temps bat le montant
Avec 200 € par mois à 6 %, vous versez 72 000 € en vingt ans et le capital atteint environ 122 759 € : plus de 50 000 € d’intérêts, soit près de 44 % du capital final. Allongez la durée à trente ans avec les mêmes versements, et les intérêts dépassent le total versé. C’est cette accélération qu’on voit sur le graphique du simulateur : l’écart entre la courbe « versé » et la courbe « capital » se creuse de plus en plus vite.
La leçon pour un trader ou un investisseur est double. D’abord, la régularité des versements pèse presque autant que le taux. Ensuite, retirer des gains tôt casse la capitalisation : chaque euro retiré ne produit plus rien. Le calculateur rend ce compromis visible en un réglage.
La formule derrière le graphique
Sans versement, le capital suit C × (1 + t)n (t le taux annuel, n les années). Avec des versements réguliers, on ajoute la valeur future d’une série de flux : V × ((1 + t)m − 1) ÷ t, où V est le versement et m le nombre de mois. Le simulateur détaille ce calcul année par année dans le tableau dépliable.
Pour passer du cadre théorique aux ordres concrets, notre guide pour trader des actions pose la méthode et les risques, et le simulateur de trading permet de s’entraîner sans risque avant d’engager le capital construit ici.
Questions fréquentes
Quel rendement annuel utiliser ?
Un investisseur prudent teste plusieurs hypothèses : 2-3 % pour un profil défensif, 6-8 % pour un portefeuille actions long terme type indices mondiaux. Le meilleur usage du simulateur est de comparer des scénarios, pas de chercher le « bon » chiffre.
Le simulateur tient-il compte des frais et de la fiscalité ?
Le rendement saisi est net : intégrez-y vos frais de courtage et l’estimation d’impôt. Pour l’impôt exact sur une future vente, utilisez le simulateur de plus-value boursière du site.
Pourquoi le versement est-il placé en fin de mois ?
C’est l’hypothèse la plus proche de la réalité : l’argent arrive sur le compte après le salaire. Il produit donc ses premiers intérêts le mois suivant, ce que reflète exactement le calcul.
Les résultats sont-ils une garantie ?
Non : le rendement des actions et des ETF fluctue chaque année. Le simulateur lisse un rendement moyen ; un placement réel peut faire mieux ou nettement moins. Aucun outil ne remplace cette évidence.
Calcul indicatif, sans valeur de conseil. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.