« Le mythe des marchés efficients » (The Myth of the Rational Market, de Justin Fox) raconte l’avènement et la chute de la théorie du marché rationnel. Article d’époque republicé et actualisé.
D’où vient l’hypothèse d’efficience
Le volet moderne de la théorie, formulé à l’université de Chicago dans les années 1960, part d’une observation solide : les fluctuations des cours semblent aléatoires, imprévisibles à partir de leur propre historique. S’en est suivie une conviction plus forte : impossible également de battre le marché avec l’information publique (résultats, bilans, presse) — donc les prix refléteraient en permanence la juste valeur fondamentale.
Où le mythe se fissure
Deux hypothèses de départ n’étaient « pas complètement correctes », comme le reconnaissent aujourd’hui nombre de leurs auteurs : les marchés peuvent rester irrationnels longtemps, les bulles et krachs existent, et quelques investisseurs — Warren Buffett en tête — ont durablement déjoué l’indice. La finance comportementale a documenté ces failles : excès de confiance, comportement moutonnier, ancrage.
Ce que ça change pour vous
Entre « les marchés savent tout » et « tout est irrationnel », la position raisonnable tient en deux lignes : battre le marché régulièrement est très difficile — d’où l’intérêt des ETF indiciels — mais les excès périodiques créent de rares fenêtres pour qui est patient et discipliné. Notre méthode quelle action choisir et notre guide comprendre la bourse s’inscrivent exactement dans cet entre-deux : ni naïveté, ni prétention.